Rajout du 24 juin 10h30 : suite à appel désespéré (!) de martégaux qui avaient diffusé l’information, nous maintenons (!) le rassemblement. On sera le nombre qu’on sera mais ce sera sympathique de toutes façons!

Rajout du 23 juin : l’association est manifestement plus douée pour les actions pendant les problèmes que après ou pour les réjouissances! Notre invitation a eu peu de retour et nous annulons donc le rassemblement (nous espérons que vous aurez cette info à temps). On a gagné. C’est bien. Et on passe à autre chose…

panoramique

En 2008, notre association a sauvé la plage de Martigues-Ferrières du comblement par une action juridique et des « pique-niques- baignades » hebdomadaires sur le site.

L’article de journal ci-dessous rappellera quelques souvenirs aux militants de l’époque:

article 2008 hautarticle 2008 bas

Après 9 ans (!) de tergiversations diverses (voir nos nombreux articles sur le sujet), cette plage a été officiellement ouverte à la baignade il y a quelques jours. 2 guinguettes ont même été ouvertes qui rendent le lieu particulièrement convivial (voir cet article de maritima.info). Elle n’apparaît pas encore dans la page du site du GIPREB de la qualité des eaux de baignade des plages, mais ça ne devrait pas tarder

Pour fêter cette victoire qui prouve que la mobilisation paye plus souvent qu’on ne croit (citons notre victoire l’an dernier contre le Ball-Trap de Cabannes… qu’on n’a même pas fêtée!!), nous invitons nos militants et sympathisants, ceux qui ont connu ce combat et les autres, à un dernier

Pique-nique (tiré du sac) + baignade
samedi 24 juin (2017), midi

Ci-dessous une autre photo de 2008. C’était un « combat » plutôt agréable!!

baignade 31 aout 6

 

 

Rappel, pour les détails pratique de l’édition 2017 : Big Jump Durance 2017 rev 2

Rajout du 5 juillet : les 3 documents suivants émis par le Collectif L’eau Vive pour une Durance Vivante (avec notamment la composition du collectif) liés à la manifestation:

Comme chaque année depuis 2013, nous vous invitons à un rassemblement pour demander que la Durance respecte la Directive Cadre sur l’Eau.

Comme chaque année cette action, qui entre dans le cadre de l’action européenne « Big Jump », aura lieu le second dimanche de juillet , c’est à dire le dimanche 9 juillet

Cette année, nous avons décidé de faire ce rassemblement près de la confluence, juste au sud d’Avignon, et notamment près du seuil de Callet, seuil de 4,5m qui bloque toute remontée de poisson migrateur.

Pour rendre cette matinée intéressante et conviviale, nous proposons aux participants le programme suivant:

  • un stand pour nous retrouver, informer le public et les médias éventuels, sera installé légèrement en aval du pont de Rognonas, en rive droite, de 9h à 12h (les voitures n’y ont pas accès)
  • le rassemblement principal (photos…) sera fait à 10h près du seuil de Callet, à 1km en amont du stand (attention, parking difficile)
  • entre 10h30 et 12h une sortie naturaliste sera assurée par Claude Siméon, de l’association Flore et Vie
  • entre 10h30 et 12h les cyclistes (amenez vos vélos!) pourront faire une balade à vélo en rive droite jusqu’au pont de la RN7 ou vers la confluence. Cette balade quasiment sans voiture (sauf le 1er km, cas vers la RN7) permet notamment de voir différents seuils posant problème.
  • à 11h30 au stand, une conférence de presse sera tenue par le collectif L’Eau Vive / pour une Durance plus sûre et plus vivante

Toutes ces informations (et bien d’autres!!) sont détaillées dans les documents ci-après :

Soyons nombreux pour motiver les pouvoirs publics à sauver la Durance !!!

Amenez votre repas (tiré du sac) et un vélo si vous souhaitez faire la balade cycliste

Nota: Un Big Jump SANS Baignade

Comme indiqué dans le doc pdf « Big Jump Durance (général) », en aval du déversoir de Mallemort, la Durance actuelle est particulièrement dangereuse car le débit peut très rapidement varier de quelque 10 m3/s à 260 m3/s.
Callet se trouvant en aval de Mallemort, le Big Jump Durance 2017 n’inclut aucune
baignade.
Toute baignade d’un participant de notre Big Jump sera considérée comme sauvage et
faite sous la seule responsabilité du baigneur. Elle n’est pas encouragée.
Publié par : pascal bazile | 17 juin 2017

La Bléone et la dynamique sédimentaire des rivières

Cet article, un peu général sur les problèmes que posent les seuils des rivières, est écrit

  • en prélude à l’article à venir sur notre « Grand Saut pour une Durance Vivante » 2017 (notre action dans le cadre de l’opération internationale « Big Jump ») qui se passera le 9 juillet prochain près de seuils importants de la Durance,
  • du fait d’un cas concret : des travaux d’abaissement/arasement de seuils sur la Bléone sont actuellement en cours d’enquête publique.

Une occasion pour parler un peu de la Bléone, avant d’élargir.

La Bléone

La Bléone est un affluent de la Durance en rive gauche. Elle traverse la ville de Digne et se jette dans la Durance juste entre Château-Arnoux-Saint-Auban et Les Mées.
Depuis plusieurs années, la qualité de l’eau de cette rivière s’améliore et l’apron du Rhône (petit poisson endémique du bassin du Rhône et considéré comme bon indicateur de qualité des eaux) est en phase de recolonisation à partir des parties hautes de la rivière (source AAPPMA Bléone).
La continuité écologique avec la Durance est cependant quasi annulée par le barrage de Malijai. Ce barrage a pour fonction de détourner les eaux de la Bléone vers le canal EDF. Il a été logiquement construit à la côte du canal EDF local. Le lit aval de la Bléone passe sous le canal EDF.

barrage malijai ensemble reduit annoté

Le barrage de Malijai constitue une discontinuité majeure, à la fois pour les limons qui descendent mal (mais les sédiments « voyagent » surtout lors des crues, et le barrage est alors ouvert en général), mais surtout pour les poissons qui ont du mal à le remonter. Le tronçon local de la Durance possède des truites fario sauvages (repérées régulièrement lors des pêches électriques de suivi de la contamination au mercure de cette partie de la Durance – source AAPPMA Bléone) qui ne remontent pas en Bléone alors que ce serait logique… L’intérêt de détourner cette eau (quelques m³/s…) pour la turbiner au prix d’une telle discontinuité est régulièrement discuté car ce détournement pourrait valoir à la France une condamnation au titre de la DCE.

Mais la Bléone possède bien d’autres seuils, plus petits mais ayant également un impact écologique. C’est le cas à Digne où 4 seuils font actuellement l’objet d’un projet d’arasement ou d’abaissement, ce qui est une bonne nouvelle.

Le projet d’arasement ou d’abaissement de 4 seuils à Digne

Ce projet est actuellement en phase d’enquête publique (voir ici sur le site de la préfecture). Nous en avons tiré le « résumé non technique » : SMAB -Travaux seuils – Pièce 1 – Resume

Il concerne 4 seuils, dont 2 seraient arasés, et 2 abaissés.

 image ci-dessus  : carte extraite du résumé de l’enquête publique

Ces seuils ont été construits suite à des extractions de granulats entre 1970 et 2000. Le lit du fleuve a été peu à peu abaissé et les conséquences imprévues ont été nombreuses: le grand pont de Digne s’est affaissé, les prises d’eau des agriculteurs se sont trouvées parfois à 1m 80 au dessus du lit, de nombreux adoux ont disparu et le collecteur principal d’égout enfoui à sa construction sous le lit de la rivière a été mis au jour et emporté par une crue, les digues en enrochement se sont trouvées déchaussées au- dessus du lit (source AAPPMA Bléone). Pour protéger les ouvrages on a alors mis en place des seuils transversaux et là d’autres problèmes sont apparus (voir chapitre suivant), d’autant que des extractions de gravier ont parfois été autorisées en aval des seuils…
Depuis 1994, les extraction de granulats en lit mineur des rivières sont interdits et les concessions n’ont pas été renouvelées. On peut imaginer que les souilles d’extraction se comblent depuis cette date, mais celles-ci étaient parfois profondes… et le temps qu’elles soient comblées, ce qui peut durer plusieurs dizaines d’années, elles captent les sédiments.

Seuils de rivières et dynamique sédimentaire
Pour comprendre l’intérêt et les défauts des seuils construits sur les rivières, on peut les comparer aux digues qu’on a construites sur les (grandes) plages de bord de mer quand on a remarqué que celles-ci reculaient.
Comme expliqué dans un article précédent, le sable d’une (grande) plage n’est pas fixe, il a été amené par un courant côtier (et plus ou moins directement depuis l’embouchure d’un fleuve) et partira tôt ou tard vers l’aval, mais sera remplacé par du sable nouveau venu de l’amont.
Si la plage recule avec le temps, c’est qu’il y a simplement plus de sable qui s’en va que de sable qui arrive (et inversement).
Quand une plage recule localement, la tentation est grande de construire un épi transversal pour retenir le sable. Cela peut effectivement améliorer la situation de manière locale, mais évidemment la plage risque de reculer plus vite en aval de cet épi, puisque dans cette partie, le sable continuera de s’en aller vers l’aval, alors que l’épi empêchera les nouveaux apports. Les communes « en aval » n’ont alors d’autre choix que de construire elles aussi des épis, et ainsi de suite.
C’est ainsi que quelques grandes plages « touristiques » ont pu se couvrir d’épis alors qu’on sacrifiait d’autres endroits qui ont reculé d’autant plus vite.

côte luc sur mer recadree annotée

image ci-dessus : côte de Luc-sur-mer (Calvados),
la partie droite a fortement reculé en 30 ans (souvenir personnel)

côte Grau du Roy recadree

image ci-dessus : côte du Grau-du-Roi (Gard)

Le fond d’une rivière se comporte de manière assez comparable. Il est constitué de sédiments plus ou moins gros qui se déplacent plus ou moins vite selon la vitesse de l’eau. Mais globalement le fond reste constant par compensation des départs et des apports.

Si à un endroit on voit le fond (et la surface de l’eau) baisser, c’est souvent que les apports depuis l’amont ont faibli, par exemple à cause d’une extraction de granulats. Comme pour une plage, la solution locale est alors de construire un seuil, qui va éviter le départ des sédiments en aval et maintiendra un niveau d’eau (et des nappes phréatiques associées) devenu artificiel.

Évidemment, en aval de ce seuil, la situation empire : le fond s’abaisse encore plus vite et les rives s’érodent, et on construit un autre seuil, et ainsi de suite…
Pratiquement on crée alors un fond de la rivière en escalier, alors qu’il était auparavant en pente (plus ou moins) régulière. On transforme la rivière en une succession de lacs larges et peu profonds, avec une eau plus chaude et peu oxygénée, la rivière passe alors de « 1ère catégorie » (eau vive) à « 2ème catégorie » et les poissons, notamment, ne sont plus les mêmes…

effet des seuils transversaux

effets des seuils transversaux
(image tirée du résumé de l’Enquête Publique citée)

Une préoccupation récente des services d’aménagement

Globalement, les écologistes ne peuvent que se réjouir de travaux d’arasement ou d’abaissement de seuils, qui ne peuvent que rapprocher la rivière de son état naturel, et de ses équilibres trop longtemps perturbés (pour peu que les causes des déséquilibres aient disparu).

Les aménageurs intègrent peu à peu les besoins de la nature dans leur réflexion :

  • le contrat de rivière Bléone intègre donc quelques arasements de seuils, le SMAB est donc plutôt en pointe comme aménageur.
  • l’ARPE PACA et le SABA proposent le 26 juin prochain (2017) une journée technique sur les « continuités écologiques des cours d’eau ». C’est un lundi donc ça ne s’adresse guère aux militants associatifs, mais peut-être que certains pourront s’y rendre. Et ça rassure un peu de voir les aménageurs se former sur ce thème…
    journée ARPE continuité écologique

On attend des mesures concrètes sur des seuils de la Durance. Il n’y avait rien de tel au contrat 2008 -2014, espérons que le SAGE Durance actuellement en écriture soit plus ambitieux sur ce point… Motiver nos aménageurs dans ce sens sera un des buts de notre action « Grand Saut pour une Durance Vivante (2017) » (article et invitation à venir).

Publié par : pascal bazile | 29 mai 2017

Exposition et conférence à Châteauneuf-les-Martigues

Notre exposition étang de Berre, le retour des zostères (voir ici quand elle était à Istres) est actuellement exposée (du 29 mai au 10 juin 2017) à la médiathèque de Châteauneuf-les-Martigues (pôle culturel Jean-Claude Izzo).
Elle est exposée dans le cadre de la semaine du Développement Durable.

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Nous assurerons également une conférence écologie de l’étang de Berre, l’amélioration actuelle est elle limitée? le jeudi 8 juin 2017 à 18h00, au cinéma Marcel Pagnol.
Elle est officiellement (sous un titre un peu différent) annoncée ici sur le site de la médiathèque.
Pour cette conférence, nous avons préparé cette affiche:

affiche

 

Venez nombreux!

Publié par : pascal bazile | 28 mai 2017

Impressions d’étang (et base de données iconographique)

Cet article est parti d’une émotion esthétique, motivé par des photos prises récemment au large de Vitrolles (plage des Marettes). Ces photos nous ont fait penser à des tableaux impressionnistes. On vous les laisse apprécier et, éventuellement, lire ci-dessous ce qu’elles nous ont inspiré.

Explication naturaliste des photos précédentes:

On y repère, entre autres:

  • des zostères naines (qui poussent autour de la plage des Marettes depuis plusieurs années et y atteignent des profondeurs de 4m. Après avoir poussé autour, elles ont désormais conquis toute la plage, l’expansion exponentielle se poursuit…)
  • des cladophores (algues vertes), qui poussent sur les zostères (algues épiphytes) et montent chercher la lumière
  • parfois des boules de chaetomorphes (algues vertes « spaghetti »)

Cette partie de l’étang ressemble de plus en plus à l’étang de l’Estomac. Il ne manque (presque) plus que les mini étoiles de mer et les acétabulaires pour s’y croire…

Sinon, ces photos ont conduit aux réflexions suivantes:

  • L’étang peut déjà être beau à photographier. Il pourrait donner déjà lieu à un concours de photos sous-marines. Nous suggérons cette idée aux autorités…
  • La seconde idée est que l’étang évolue décidément très vite, et qu’un catalogue de photographies serait utile aux chercheurs, pour reconstruire la façon dont l’étang s’est fait recoloniser. Le GIPREB, ou ce qui lui succédera, pourrait demander aux photographes amateurs qui fréquentent l’étang ou aux chasseurs sous-marins qui filment leur chasse et qui inconsciemment filment régulièrement l’état de l’étang, de lui communiquer les photos et vidéos intéressantes et construire une base de données documentaire.

Les photos de l’article montrent en effet sans doute un état assez éphémère de l’étang: l’an dernier il n’y avait pas tant de cladophores à cet endroit, elles se sont développées car des zostères y ont poussé l’année précédente.

Notre « impression » est donc que l’étang évolue vite année après année, en se repeuplant, et que les photos ci-dessus montrent en quelque sorte un étang jeune, comme une forêt après un incendie ou des rives de rivière après une grosse crue. Et que l’état actuel ne durera pas. D’où l’intérêt d’une base de données photographiques.

Pour en convaincre nos lecteurs, nous rajoutons la photo ci-dessous, d’une zostère poussant à 2m de profondeur au large de la côte rocheuse d’Istres, à 500 m au nord de l’herbier du Ranquet (et de tout autre herbier…). Elle est toute récente (et notamment sans épiphytes encore…). Nous essaierons de suivre ce site plusieurs années…

Le GIPREB lui-même, outre le fait d’admettre timidement le retour des zostères, reconnaît l’arrivée des algues Gracilaria vermiculophylla (une espèce exotique), voir ici. Mais bizarrement il n’en propose aucune photo sur son site, comme si le public n’était ni digne de savoir, ni capable de participer au suivi, ce que nous ne comprenons pas.
La photo suivante représente une gracilaire plus jaune que la Gracilaria gracilis que nous avons photographiée jusqu’ici (et qu’on voit notamment à la fin de notre article sur l’agar), nous supposons qu’il s’agit de Gracilaria vermiculophylla. 

Une base de données iconographique (publique) de l’étang serait bien utile… et serait sans doute aussi une mine de jolies images!
Puissent les autorités compétentes trouver cette idée pertinente…

Publié par : pascal bazile | 4 mai 2017

Création de l’association Delphinorove

Le projet Delphinorove, que nous soutenons depuis notre assemblée générale de 2011, pour l’avancée duquel plusieurs de nos adhérents ont beaucoup travaillé et sur lequel nous avons tant écrit que notre blog possède une catégorie spécifique, possède désormais son association porteuse.

L’assemblée générale constitutive de cette association s’est tenue le 25 avril dernier (2017) à Marignane. Deux administrateurs de notre association (Mireille Quintavalla et moi-même) et un ancien administrateur et adhérent (Bruno Guiraud) font partie du conseil d’administration de cette nouvelle association.

La présidence n’est pas tenue par Guy Imbert, initiateur du projet et qui a fait l’essentiel du travail jusqu’ici, mais par Pierre Boudard.

Nous reproduisons ci-dessous l’article paru dans La Provence le 29 avril 2017

La Provence E Goubert 29.04.2016 (top)

Nous rappelons encore une fois que le projet n’est en aucun cas celui de mettre des dauphins dans l’étang de Berre. Les pêcheurs y sont opposés et on les comprend. Au plus un groupe suivra-t-il le bateau depuis les Trois-Frères jusqu’à Port-de-Bouc, sans vagabondage, le jour où ce groupe paraîtra prêt pour un tour (et idéalement un lâcher) en mer…

Le but de l’association est de partir à la conquête des esprits, et de financements non publics. Elle possède désormais un film, qui sera présenté au prochain festival Galathéa à Hyères.

L’association souhaite aussi être reconnue comme un acteur de recherche participative (celle qui se fonde sur le recrutement opportuniste de compétences par adhésion à une éthique). En effet entre la modélisation thermique (l’hiver les dauphins auront besoin de la chaleur de l’eau pompée depuis l’Estaque…), l’analyse de la contamination du lieu, l’étude du biote, la géologie du substratum rocheux du canal, la pêche bordiguière, les risques infectieux croisés… les questions scientifiques que pose le projet ne manquent pas.
Et comme exemple, on peut citer la découverte dans le tunnel (coté Marseille) de nombreuses éponges siliceuses du genre Geodia, dont l’étude (et l’exploitation?) serait d’un grand intérêt, comme on peut le lire dans l’encart ci-dessous du journal La Provence du même jour.
La Provence 29 avril 2017 (bottom)
Nous souhaitons le plus grand (et rapide) succès à l’association Delphinorove que nous continuerons à assister autant que nous pourrons!

Le retour des zostères naines dans l’étang de Berre, sur lequel nous avons beaucoup écrit, n’est plus un débat. Le GIPREB le reconnaît désormais. Il y a une nouvelle discordance, qui concerne la limite de profondeur de cette colonisation : ils écrivent parfois 1,2m, parfois 2m et nous pensons qu’elle sera beaucoup plus basse (et donc acceptable) parce que la limite de 2m est déjà largement dépassée à Vitrolles (3,5m) et désormais atteinte au Ranquet à Istres. L’avenir dira qui a raison…

Cependant ce retour ne concerne encore que la zostère naine, la plus tolérante des 2 espèces de zostères.

Or l’autre espèce, la zostère marine est plus importante (elle semble accueillir plus de biodiversité) et quand on parle de zostère sans préciser, c’est de la zostère marine qu’on parle. Cette espèce est très suivie dans le monde et un réseau mondial de scientifique, le Zostera Expérimental Network (ZEN) a été formé il y a quelques années. En France, l’Unité Mixte de Recherche (UMR) MARBEC, (MARine Biodiversity, Exploitation and Conservation) de Montpellier, travaille sur ces plantes avec des chercheurs associés au ZEN.

Ce sont des chercheuses de ces organismes qui sont à l’origine de l’exposition « Zostères, des prairies sous la mer » qui sera présentée au musée de l’étang de Thau à Bouzigues, du 20 mai au 30 novembre 2017. Nous vous indiquons les liens suivants:

Nous n’avons évidemment pas vu cette exposition, mais nous sommes convaincus de sa qualité et de son intérêt. L’étang de Thau est souvent comparé à notre étang de Berre et leurs biodiversités devraient être comparables (d’où notre article de comparaison de 2014). L’étang de Thau possède un herbier mixte zostères (marines + naines) de 2500 ha alors que la surface totale de nos herbiers est peut-être de 10 ha (mais l’accroissement est sans doute exponentiel).

Nous avons contacté les responsables pour savoir si l’exposition de Thau pourrait venir sur l’étang de Berre. Ce ne serait pas avant 2018 mais l’idée a été positivement reçue. Cette exposition étant parfaitement officielle, ce travail serait plutôt celui du GIPREB. Espérons qu’il le fasse.

En attendant, on pourra la voir sur Thau du 20 mai au 30 novembre de cette année 2017.

Sur proposition de l’office du tourisme d’Istres, notre association organise une balade à la découverte de l’étang de Berre. Nous reviendrons sur l’histoire (mouvementée) de son écologie, mais un temps important de la balade sera consacrée à l’observation d’herbiers de zostères, signe indiscutable du renouveau depuis quelques années.

Cette balade se fera autour du quartier du Ranquet, un quartier étonnant d’Istres qui nous permettra d’aborder visuellement une grande partie des enjeux écologiques passés et présents.

DSCN2295

Nous reproduisons ci-dessous la description de la balade telle que définie avec l’office du Tourisme d’Istres. Le tarif est de 3€. Les réservations sont à prendre auprès de l’Office (04 42 81 76 00). La visite est limitée à 20 personnes. Départ plage du Ranquet (terrain de boules) 22 avril 2017 14h30. Cette expérience sera peut-être renouvelée en mai et juin.

L’étang de Berre avait naguère une biodiversité très faible mais une amélioration des conditions a permis un renouveau avec la réapparition d’espèces végétales et animales telles que les zostères et hippocampes.
L’association
L’Étang Nouveau propose de résumer cette histoire de pollution et de renaissance pendant une balade semi-terrestre et semi-aquatique (partie non obligatoire) dans le quartier du Ranquet.
Le clou de la sortie sera, pour les participants qui acceptent, de marcher dans l’eau et d’approcher un herbier de zostères et, si la visibilité le permet, de contempler et commenter la vie qui s’y développe.

Accueil des participants à la plage du Ranquet (précisément au terrain de boules à coté du bar « chez Aldo »)
Pour les participant intéressés par la partie « aquatique » :
L’association prévoit un bathyscope permettant de voir sous l’eau avec la tête à l’extérieur.
Prévoir au minimum
– maillot de bain
– chaussures pouvant aller dans l’eau
Nous recommandons à ceux qui le peuvent
– combinaison de planche à voile (la température de l’eau sera env de 15°C)
– masque de plongée (pour regarder dans l’eau en se penchant) car nous ne disposons que d’un seul bathyscope
– les participant souhaitant faire de l’apnée y sont invités (avec leur matériel et sous leur responsabilité)

Publié par : pascal bazile | 1 avril 2017

Serge Andréoni démissionne du GIPREB (Canular)

Rajout du 2 avril: cet article est évidemment un canular. Nous pensions avoir été très (trop) gros, mais certains s’y sont néanmoins laissés prendre. Ils en riront… plus tard! La photo est tirée du site Maritima.info (ici)

Ce matin à la mairie de Berre L’Étang, M Andréoni, président du GIPREB (Syndicat Mixte de « Gestion Intégrée, Prospective et Restauration de l’Étang de Berre ») a donné une conférence de presse où il a annoncé entre autres sa démission de la présidence de cet organisme.

M Andréoni (image d’archive)

Nous reproduisons ci-dessous les extraits qui nous intéressent et renvoyons nos lecteurs aux médias classiques pour y trouver l’intégralité de la conférence.

  • « J’ai décidé de démissionner de la présidence du GIPREB »
  • « Depuis sa fondation en 2000 comme GIP ou sa transformation en 2012 comme syndicat mixte, cet organisme n’a pas été efficace. Sa révision à l’occasion de la création de la métropole Aix-Marseille Provence sera une bonne chose. Il serait sage d’en revoir totalement la structure et la gouvernance. Je laisse le soin à mon successeur, qui n’est pas désigné, le soin de préparer cet après-GIPREB. »
  • « Nous devons bien reconnaître que l’avancée essentielle pour notre étang a été acquise grâce à la condamnation de la France par la Cour de Justice Européenne, procédure initiée par la regrettée Coordination des Pêcheurs, organisme que nous avions eu le tort de ne pas intégrer au GIPREB à sa création. Leur solution de réduction des rejets a été imposée en 2005 contre notre volonté, mais après beaucoup d’observateurs, nos scientifiques doivent aujourd’hui admettre que l’amélioration écologique de notre étang est réelle: les fameuses zostères reviennent vite tout autour de l’étang et il est bien possible que l’amélioration se propage au centre de l’étang dans les années à venir. A trop tarder à reconnaître cette amélioration, même notre expertise scientifique a fini par être questionnée. »
  • « La solution que nous préconisions alors, la dérivation totale des rejets EDF jusqu’au Rhône, en plus d’être excessivement coûteuse, n’était pas nécessaire. Ce projet, que peu au sein même du GIPREB osaient encore défendre ou même citer officiellement, doit être clairement abandonné. »
  • « Dans le même esprit j’en ai peur, la lettre que nous avons envoyée il y a quelques jours à Mme la ministre Ségolène Royal, et qui a pour objet de demander l’augmentation à 10m³/s le débit à pomper à travers le bouchon du Rove, risque de repousser aux Calendes Grecques un chantier qui mériterait de démarrer maintenant avec le budget disponible. A être excessif, le GIPREB n’a jamais mené de chantier et nous aurons eu ce défaut jusqu’au bout.»
  • « Nous devons reconnaître que l’association L’Étang Nouveau avait globalement raison dans son combat contre nous et continue de faire un excellent travail. Elle est également beaucoup plus active que les associations que nous avons intégrées au GIPREB. Sans doute nos collègues du SMAVD seraient-ils inspirés de davantage les écouter et de mener l’étude de transformation de la chaîne hydroélectrique de Durance en chaîne à Pompage-Turbinage qu’ils demandent avec une constance qui force le respect. »
  • «Je dois finir en exprimant mon admiration à M Guy Imbert, mon vieil opposant. Son projet de centre de réinsertion de dauphins dans le canal du Rove mérite un soutien officiel de la structure métropolitaine qui nous succédera. Ce fut une erreur de plus du GIPREB de mépriser ce projet.»
Publié par : pascal bazile | 11 mars 2017

Intervention aux « 3 jours de l’eau » Miramas 23 mars 2017

A l’invitation du Campus de Fontlongue pour leur « 3 jours de l’eau », notre association assurera une conférence/débat d’une heure à l’auditorium de la médiathèque de Miramas sur le thème :

La chaîne hydroélectrique de Durance,
de Serre-Ponçon à Saint-Chamas,
impact écologique et potentialité d’évolution

Lieu  : auditorium de la médiathèque de Miramas
Date et heure  : jeudi 23 mars 18h30 – 20h00 (la médiathèque est habituellement fermée le jeudi mais sera ouverte pour cela)

L’auditorium est petit (64 places) et 40 places sont réservées aux étudiants et professeurs des BTS organisateurs ou partenaires. Seules 24 places sont donc ouvertes au public, sur réservation en téléphonant à M Jean François Malecki, de la médiathèque au 04.90.58.53.53 poste 2729.

Le Campus de Fontlongue et les 3 jours de l’eau

Fontlongue est un Lycée d’Enseignement Agricole Professionnel (LEAP) qui accueille une section BTSA Gestion et Maîtrise de l’Eau (Gem’eau)

C’est plus particulièrement cette section qui organise, avec des partenaires, les 3 jours de l’eau (voir ici sur leur site) à l’occasion de la journée mondiale de l’eau des Nations Unies (cette année le 22 mars).

Le programme complet des 3 jours de l’eau 2017 (où apparaît évidemment notre intervention) est téléchargeable ici : les 3 Jours de l’Eau-programme Fontlongue 2017

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