Les zostères de Monteau en petite reprise

La plage de Monteau à Istres est un des sites les plus récemment conquis par les zostères (2016?) et ces taches ont beaucoup souffert de la crise dystrophique de l’été 2018. En début d’été (2019), nous avions (dans cet article) évalué le taux de survie à 1%. En ce mois d’août, il nous semblait pertinent de retourner les voir.

Des « buttes » stabilisées et qui présentent un curieux aspect

Comme nous l’avons plusieurs fois écrit, quand une tache de zostères s’installe sur un fond sablo-vaseux plat, elle forme peu à peu une butte. On peut supposer que c’est par piégeage des sédiments entre les feuilles, et installation de bivalves dans ces sédiments bioagglomérés.

Si les zostères meurent, par exemple par « désherbage chimique » au H2S comme ce fut sans doute le cas lors de l’été 2018, il reste une butte de vase un peu gluante, souvent pleine de bivalves. Ces buttes présentaient en début d’été de nettes marques de délitement (crevasses, cratères…). Nous renvoyons nos lecteurs à nos articles du début de l’été sur ce point (par ex celui sur Monteau).

Dans le cas de Monteau, nous rappelons que la plupart des taches avaient poussé presque parfaitement alignées à la côte, à 100m de la côte et sur un fond de 2m. De rares taches avaient poussé plus près du rivage, vers 1m de fond et 50 m de la côte. Quelques taches présentaient encore quelques rares feuilles de zostères, notamment la tache la plus proche de la côte.

En cette mi-août 2019, on ne distingue plus vraiment les crevasses et les cratères, tout s’est érodé mais semble stabilisé. La surface des buttes présente désormais un curieux aspect de « plat de spaghettis ». Peut-être est-ce lié aux anciens rhizomes.

Davantage de tiges de zostères qu’en juin.

Dans les « spaghettis » on voit, dans le cas de Monteau, surtout des « moules chinoises » (Musculista senhousia), mais aussi des moules de Méditerranée (Mytilus galloprovincialis) et notre hypothèse d’un un article précédent, à savoir que les anciennes buttes de zostères peuvent évoluer en moulières reste valable.

Mais nous avons aussi vu davantage de feuilles de zostères qu’il y a 2 mois:

  • la tache située à 1m de fond et 50 m de la cote est clairement beaucoup plus fournie, avec une étonnante forme allongée issue de la crête que nous avions filmée,
  • même certaines taches situés sur la « ligne » à 100 m de la côte (et 2m de fond) présentent plus de tiges.
tache à 50m , 1m de fond
tache à 100m de la côte, 2m de fond
tache à 100m de la côte, 2m de fond

Conclusion

Les zostères, si elles ne sont pas complètement mortes, peuvent clairement repartir depuis le rhizome, un peu comme certaines plantes terrestres après un coup de gel.

Il n’en reste pas moins que les zostères de Monteau ont beaucoup souffert de l’été 2018. Il y a davantage de « taches mortes », en tout cas ne présentant plus aucune feuille que de taches qui présentent des tiges de zostères (estimé 20% du nombre de tache). Même quand on est heureux de voir une touffe de feuilles, on doit se souvenir qu’on est bien loin, sur ce site, de l’abondance de 2017.

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