Les zostères et ruppies du Ranquet – juillet 2017

Les zostères (naines) et les ruppies (spiralées) du Ranquet (Istres), dont nous avons déjà souvent parlé (par ex cet article de 2015 avec vidéo des ruppies), forment désormais un herbier quasi continu. On peut parler d’herbier mixte car les ruppies, encore rares il y a 2 ans, sont désormais bien fréquentes (15% de l’herbier?) et la limite zostère-ruppies est parfois difficile à définir. Les ruppies semblent ici pousser encore plus rapidement que les zostères.

Nous disposons de 3 photos aériennes de cet herbier, prises en juillet 2017:

  • 2 de la zone nord (la plus anciennement colonisée)
  • 1 de la zone sud (colonisée à partir de 2016, on n’y voit pas encore de ruppies)

En fin d’article chaque photo est présentée avec annotations issues de nos repérages aquatiques (nous pouvons fournir les photos brutes sur demande).

Nos conclusions de ces photos et de nos observations en plongée sont que les zostères et les ruppies ont poussé dans une bande, relativement étroite, entre

  • des fonds rocheux plus profond où les ulves fixées (et les moules) sont dominantes
  • des zones moins profondes où les ulves dérivantes s’accumulent (et pourrissent parfois)

Cette bande semble à la fois

  • plus claire (pas d’ulves dérivantes qui masquent la lumière)
  • riche en limons et sables (sur lesquels les ulves ne peuvent pas pousser mais que les zostères peuvent coloniser)

Pour l’instant, la colonisation s’est faite essentiellement dans le sens nord-sud (l’anse sud a été colonisée en 2017 avec juste des prémices auparavant) mais on sent également une progression en profondeur vers le large, les taches les plus profondes se trouvant à 2m de profondeur alors que les premières taches il y a quelques années étaient à 1m de profondeur. La progression vers le sud dans l’anse nord est également une progression en profondeur, car le fond y est vite plus profond qu’au nord.
La colonisation s’est donc faite ici dans cette bande de limons/sables où les zostères et ruppies n’ont aucune concurrence. Une aide (symbiose) des palourdes ou des vers (arénicoles ou bibis (Sipunculus nudus) nombreux sur le site) est aussi possible.

Si de nouvelles transplantations de magnoliophytes (par exemples de zostères marines…) devaient être entreprises, nous suggérerions des bandes de ce type…

Nous ne doutons pas qu’ensuite, les zostères (et peut-être aussi les ruppies) puissent coloniser des zones moins favorables (on commence à voir des taches de zostères au nord du Ranquet, au milieu des rochers et des cailloux…) mais la recolonisation aura ici commencé dans cette bande étroite.

Les photos de l’anse nord du Ranquet (au nord de la plage)

image annotée ranquet nord 1

image annotée ranquet nord 2

Elle n’est pas visible sur les photos mais une tache de ruppies a poussé à l’intérieur de l’espace de baignade surveillée de la plage (limité par les ligne de bouées en haut à gauche de la photo ci-dessous).

La photo de l’anse sud du Ranquet (au sud du parking)

image annotée ranquet sud

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