Publié par : pascal bazile | 26 septembre 2015

Le retour des ruppias du Ranquet (vidéo)

En fin d’été 2013 nous avions repéré une tache de Ruppia cirrhosa au Ranquet à Istres, accolée à un herbier de zostères, et nous en avions fait un article.

En ce mois de septembre 2015 il y en a 3 taches, de 4 m2 env chacune et totalement isolées des herbiers de zostères (qui ont pourtant bien grandi et bien essaimé depuis). Pour 2 de ces taches les plantes sont restées petites (ou ont courbé l’échine par surcharge d’épiphytes), mais la 3ème (la 2ème dans la vidéo) est un assez beau cercle de plantes fièrement dressées (photo ci-dessous), à moins qu’elles ne soient juste plus jeunes. Aucun des 3 herbiers n’a de ces fleurs en longues hélices que nous avions vues dans l’étang de l’Estomac à Fos (voir article).

La photo ci-dessous a été prise par visibilité moyenne. La veille, le jour de notre vidéo mise en ligne sur Youtube (notre association est toujours pauvre et n’a pas opté pour l’option vidéo, payante, de notre hébergeur…) la visibilité était meilleure.

DCIM100MEDIA

Dans son état écologique de l’étang de Berre 2014, le GIPREB note que l’espèce Ruppia cirrhosa « est observée de façon ponctuelle sur une station (étang du Batidou) » (nota: l’étang du Batidou est globalement dans Vaïne, pas loin de la pointe de Berre). Avec le Ranquet ça fait 2. Ce n’est pas beaucoup, mais qui sait s’il n’y en a pas d’autres ? Pas nous, mais pas le GIPREB non plus. Les salins du Lion en sont pleins depuis plusieurs années (voir le commentaire de notre premier article), mais le GIPREB ne l’a jamais noté.

Nous avons pu parfois lire qu’au milieu du XXème siècle les grands herbiers de zostères (6000 ha…) étaient souvent mixtes avec des Ruppia. Malgré des années de mauvaises conditions, il semble qu’il traîne au fond de l’étang des graines qui ont attendu des bonnes conditions pour germer et qui ont pensé que cette année c’était le cas au Ranquet. Auront-elles la force d’essaimer ou de survivre pour faire progresser leur rhizome, là est toute la question (et reste-t-il aussi au fond de l’étang des graines de zostères marines en mesure de germer en est une autre)

Contrairement aux zostères naines dont nous n’avons pas hésité à écrire que leur retour était désormais rapide, nous allons, pour les Ruppia, encore attendre avant de nous réjouir trop.

Mais voir des zostères et des ruppias dans une anse qui souffrait naguère encore de déversements domestiques incontrôlés (le Ranquet est un quartier isolé d’Istres, un quartier de cabanons à l’origine, qui n’a été relié au tout-à-l’égout que vers 2008) fait rudement plaisir. Le travail de la ville peut à cette occasion être souligné.

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