Les herbiers de zostères de Saint-Chamas et du Ranquet à Istres

Le but de ce site n’est pas de ne parler que de zostères ou même de biologie. Cependant les conditions actuelles d’observations étant optimales, on en profite (et on écrit)…

Les herbiers de Saint-Chamas:

Ces herbiers m’ont été indiqués par l’abonné au blog avec qui j’ai fait la sortie kayak qui m’a permis de réviser l’article précédent. Ils existaient l’an dernier, et ne semblent pas avoir trop changé.

J’en ai repéré 2: un de 50 m2 env, et l’autre de 12 m2 env. Ils ont situés entre le deuxième et le troisième « agachon » (dans le nord de la France on dirait plutôt gabion, bref : cabane de chasseur) en partant du lavoir des pestiférés.

051054

Ces herbiers sont peut-être issus des réimplantations expérimentales de juin 2009, mais ceux-ci étaient officiellement morts dès l’année suivante.

Sans doute n’étaient ils pas si morts que ça, car une source m’a confirmé que c’était à cet endroit précis qu’avaient eu lieu la transplantation de Saint-Chamas (il y en avait 6 en tout dans l’étang, voir les 2 documents ci-dessous issus des actes du colloque Lagun’R):

herbiers tansplantés001herbiers tansplantés002Nota: on s’aperçoit également au vu des graphiques ci-dessus que les herbiers de Vaïne (qui sont peut-être ceux que nous avons vu à Vitrolles en 2012) étaient aussi sensés être morts au bout d’un an. Si les herbiers de Vitrolles sont effectivement issus des tentatives de plantation, cela prouverait qu’il faut leur laisser le temps de s’adapter et ne pas les déclarer morts trop tôt….

Les herbiers du Ranquet (Istres)

Sauf autre tentatives de réimplantation que celles de 2009, ces seconds herbiers doivent être considérés comme naturels, car Le Ranquet ne figure pas sur la carte ci-dessus.

Il s’agit de petits herbiers, j’en ai compté 4, le plus grand faisant env 10 m2, qui sont situés tout au nord de l’anse du Ranquet, en face de la dernière maison avant la pinède et bien abritées des vagues dues au mistral.

Les zostères m’ont paru en bon état, mais elles sont envahies de algues mortes et dérivantes (type calodophores ou Falkenbergia/Asparagospis armata)

005010Bref je ne sais pas si c’est moi qui en vois plus, mais il me semble qu’il y a de plus en plus d’herbiers de zostères dans l’étang de Berre. Et si ceux-ci sont à la base de la chaine alimentaire et d’un biotope riche, alors on peut être raisonnablement optimiste.

Ma conclusion ici est personnelle et ne reflète pas la pensée de tous les adhérents de l’association, mais j’aurais tendance à penser que le niveau actuel des rejets de la centrale EDF (limitation à 1,2 milliards de m3, lissage pour avoir 95% de l’année une salinité de 15g/L mini et 75% du temps une salinité de 20g/L mini) est acceptable à long terme pour l’étang. La biodiversité à terme devrait être très raisonnable.

Cependant l’argument de mon camarade de randonnée de kayak, à savoir que les morts massives de coquillages sont plus massives et plus fréquentes (et pas acceptables), mérite d’être entendu (et étudié).

En écologie, il faut se garder d’être trop optimiste (mais aussi trop pessimiste).

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