Le fond de l’anse de Martigues Ferrières

(page révisée le 3 avril pour insérer de meilleures photos du fond)

(page révisée le 23 mars à l’issue du jugement de la cour administrative d’appel)

La plage de l’anse de Martigues Ferrières est interdite d’accès : c’est grillagé et les portes, un temps souvent ouvertes, sont de nouveau systématiquement fermées. Au moins la plage ne sert elle plus de parking… jusqu’à la prochaine fête foraine qui assurons le, aura lieu là.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire récente de cette plage, quelques rappels:

  • la plage n’est pas vraiment naturelle, elle a été constituée au moins partiellement par des remblais de sable, mais ce n’est pas rare dans la région (Marseille Prado, Martigues La Couronne…) et la plage avait rapidement été colonisée par tous les organismes spécifique de plages (coques, palourdes, zostères…). Plage elle était devenue…
  • elle était très fréquentée dans les années 60, des photos l’attestent.
  • en 1998 un arrêté municipal interdit la baignade pour raison sanitaire (rejet sauvage d’eau non traitée?)
  • le 7 juin 2006 le préfet déclare d’utilité publique le projet de comblement de l’anse : la raison officielle en est la salubrité, à cause des algues vertes qui viennent s’échouer et fermenter sur la plage. Cette DUP est attaquée par plusieurs associations dont L’Etang Nouveau le 6 sept 2006
  • à l’été 2008 le chantier de comblement de l’anse est lancé par la ville. Ces premiers travaux consistent à planter des drains puis (?) étaler une membrane sur les 6 hectares destinés à être comblés. Nous les attaquons au TA, en référé (= urgence) quand les travaux débutent.
  • 21 août 2008 la DUP est suspendue par décision du TA de Marseille en référé (Il faudra néanmoins le saisir à nouveau pour demander une astreinte car le chantier n’a pas été arrêté au moment de la suspension…)
  • le 10 nov 2008 (date de la lecture) la DUP est annulée par décision du TA de Marseille.
  • janvier 2009 appel par la ville de Martigues, jugement encore en attente.
  • le 16 juillet 2009 un arrêté municipal interdit la mise à l’eau et l’évolution des engins nautiques non immatriculés suite « au choix de la ville de suspendre momentanément les travaux  » alors que le réseau de drains verticaux a été réalisé ainsi que l’assise draînante sur env 8000 m2 de fond supérieurs à 1m.
  • mars 2012 : la cour administrative d’appel nous donne raison sur tous les points: elle annule la demande de Martigues d’annulation de la DUP du projet et elle annule, à notre demande, un autre jugement du TA qui nous condamnait pour la partie « loi sur l’eau »

L’objet de cet article est de faire le point sur le fond de l’anse, car les quelques semaines de travaux ont laissé un fond transformé. Puisque la cour d’appel a confirmé le premier jugement annulant la DUP (et hors pourvoi éventuel en cassation) la logique sera pour nous de demander une remise en état du fond de l’anse.

Les questions que nous nous posions avant de plonger était:

  • que trouve on au fond de l’anse?
  • est ce que ce qui s’y trouve justifie une interdiction de baignade (la fermeture pour insalubrité de 1998 n’étant selon nous plus valable) ou l’évolution d’engins nautiques ?

Au fond, on voit des toiles et des fers à bétons.

  • Les fers a béton sont le plus souvent horizontaux sur le sol, où ils apparaissent parfois (rarement) dénudés (photos) mais le plus souvent couverts de moules et d’algues.
    Quand ils sont verticaux (sur 50 cm environ) ou quasi horizontaux mais détachés du fond, ils sont quasi systématiquement couverts de moules et donc difficiles à identifier et encore plus à photographier.
  • Les toiles se sont vite recouvertes de sables (ou limons de Durance) sur lesquels poussent sur tout des ulves et des cladophores (photo), quelques gracilaires et de plus rares codium. Elles sont ainsi peu visibles. On les devine cependant parfois.

Sur l’utilisation de la plage et les interdictions :
Pour peu qu’on soit prévenu et qu’on se déplace lentement (pas en jet ski…), les fers désormais quasi systématiquement recouverts de moules ne paraissent guère plus dangereux que des rochers … Les baigneurs ou kayakistes militants (et prévenus…) qui souhaiteraient investir la plage pour rappeler notre combat contre son comblement prendront bien peu de risque.
Sur les risques sanitaires, il n’y en a aucune raison que l’eau soit plus mauvaise que dans le reste de l’étang, où la baignade est autorisée tout l’été en général (voir article « les plages de l’étang »). Les tests que nous avions commandés en 2008 étaient bons…

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