Publié par : noiram13 | 21 février 2012

Sources à Istres (2eme partie)

 

Dans le cadre  d’une étude sur le terrain par un groupe de « sages »  d’Istres, nous avons, guidé par  notre historien local, Remy Balzano en février 2009, fait le tour de sources restant en mémoire.
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1- Moulin de Cascavèu

Après la sous-préfecture, par la route vers Miramas , sur la droite, nous sommes descendus par la ruelle située juste avant la bâtisse du moulin.
En contrebas, débouche le canal souterrain mettant en communication l’Etang de l’Olivier et l’EDB. Le passage est en bon état et peut être parcouru à pied par le trottoir (hauteur limitée => il faut se baisser un peu, et lampe torche conseillée)

Un grand panneau, quelque peu défraîchi,  indique les dimensions du canal (ex: 80 cm de profondeur). Deux épaves de barques en très piteux état y stationnent en sortie.

A noter que lors de notre visite, le courant va dans le sens Etang de l’Olivier vers EDB. Si ce fait est permanent (du fait des apports d’eau douce continus) l’Olivier est certainement en eau douce, si ce flux est alterné selon le bilan apport d’eau douce et marées, on peut considérer l’Olivier comme saumâtre voire salé. Les mesures de salinité devraient démontrer la tendance dans le temps.
Sur la gauche, on devine l’ancien refoulement de la roue à aube du moulin à farine, mais la chute d’eau dont le passage est visible dans la rocaille et la végétation envahissante, est sèche en cette période de l’année.

2- Heures Claires – La pinède

Du moulin (cf 1) pour aller vers le Deven nous sommes passés sans nous y arrêter devant la pinède. Remy B. nous a signalé la présence de vestiges de pierres levées, dolmens brisés et laissés à l’abandon. Dommage !
Le quartier de La Prédina vient d’une ancienne ferme bâtie du ?, elle même sur des vestiges d’architecture romane.

3- Le Deven avec son « château de la Pinède » devenu le centre équestre

Ce château a été construit sur une chapelle souterraine, actuellement fermée, non accessible mais préservée. En contrebas il y avait une stèle surmontée d’un « vierge ». Il ne reste que la stèle: la statue et les panneaux des cotés ont disparu ?

Une source existait sur le coté sud-ouest. Elle aussi absente, ne reste qu’un vestige de roche/ciment de ce que devait être l’exutoire de cette source. Qu’est-elle devenue ?? tarie? détournée ?
Disparition aussi de l’escalier monumental coté sud.

 

 

 

 

 

4- Source Junas – aux jardins ouvriers des Maurettes

Pour y accéder, faire le tour quasiment complet du rond-point et descendre le chemin conduisant aux jardins.
La source est située à gauche de la zone de culture. Elle est fermée mais accessible aux jardiniers. Petit débit, eau très claire, trou de 1m² environ.

 

 

 

 

 

 

5- La Ranquet – sortie du canal venant de l’Etang de Citis

Le Ranquet était un port pour l’exportation du sel.
En 1835, ce canal, entre EDB et Citis a été construit pour évacuer le sel ramassé dans les salins. Il était équipé d’une voie ferrée, aujourd’hui disparue, pour les wagonnets tractés par des chevaux.
Le tunnel de ce canal débouche à l’extrême droite au fond du port du Ranquet. Il est fermé par une porte. Il semblerait que ce passage serve à des pipelines de la pétrochimie, dont du brut de Shell (selon une indication de marquage souterrain) et autres selon Remy Balzano. L’état de la porte et des fermetures montre à l’évidence qu’un entretien est fait, Par qui ?

Marius Vignolo fait état de l’existence d’une source de chaque coté de ce tunnel. Nous n’avons pas trouvé trace de source coté EDB.

 

 

 

 

 

 6- en route vers Rassuen

Après les stades, et tournant à droite au rond-point vers Rassuen, on voir nettement la structure en pierres d’un ancien puits (fermé par une grille pour des raisons de sécurité.) Y a t-il encore de l’eau ??

Quelques mètres devant ce puits on discerne très nettement une ancienne voie romaine qui reliait St Blaise au Ranquet.

 

 

 

 

 

A noter que ces vestiges ne sont pas mis en valeur, ni même indiqués. Cette région, selon R.Balzano et A. Gouverneur, comporte plusieurs vestiges de ce type …. laissés à l’abandon. Dommage!

7- A Rassuen
Pour cette après midi nous nous sommes focalisés sur le ‘Baou de Rassuen »  ancien abri au pied de la falaise (- 5600 ans) où coule? (coulait) une source abondante. Selon R. Balzano, ces lieux sont classés. Or nous avons constaté des constructions (de plus mal intégrées aux lieux) à même la falaise et grottes et un accès impossible ( hauts murs, grands portails …)  on dirait un camp retranché.
Questions : Y a t-il toujours la source ? – Pourquoi ces constructions sur un lieu classé ? Qui a vendu et à qui ? qui a autorisé ces constructions ?

 

Conclusion :
A part la source Junas, encore partiellement utilisée, force est de constater que les accès, l’entretien, et même la connaissance des différents éléments de notre patrimoine istréen (d’origine hydraulique mais pas seulement) sont négligés. Cette richesse semble nous filer entre les doigts et ce, de manière définitive.

 

René MARION

Photos de Bernard VALLOT

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