Publié par : pascal bazile | 23 juillet 2016

Les aménagements éphémères des plages sauvages

Un article (presque) sans paroles.

Les photos ont été prises à Istres, mais de tels tableaux existent évidemment ailleurs autour de l’étang. On en rajoutera si on en prend d’autres…

Les riverains d’un étang dont la biodiversité a été ravagée pour quelques MW de + savent ce que veut dire éphémère…

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Istres Varage juillet 2016

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Istres Varage juillet 2016

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Istres Monteau mai 2013

 

 

 

 

Publié par : pascal bazile | 11 juillet 2016

Après le Big Jump Durance 2016

Le Big Jump Durance 2016 cette année à Cheval-Blanc n’a été ni « big » ni vraiment « jump ». A cause de l’interdiction municipale, que beaucoup de riverains ont comprise comme une annulation de la manifestation, très peu des riverains locaux que nous attendions sont passés. Nous nous sommes retrouvés essentiellement entre militants de longue date ayant compris qu’on « adaptait mais maintenait ».

On s’y prendra différemment en 2017, mais au moins l’administration locale prend-elle peu à peu conscience de l’opération, en comprenant que ce n’est pas une manifestation sportive, mais militante écologiste, et que les risques que nous y prenons, qu’ils soient physiques ou même administratifs, sont très limités et conscients (croyons-nous !).

Pour éviter une verbalisation, nous nous sommes postés non pas en bord de Durance mais au centre du village, entre l’église et une (bonne) boulangerie. Ce lieu stratégique où nous sommes restés de 10h à midi nous a permis d’informer beaucoup d’habitants et de touristes sur le projet local de digue et l’état général de la Durance, et même de faire quelques adhésions !
Nota: les panneaux de 1m x 1m explicatifs de l’opération Big Jump qu’on aperçoit sur la photo sont reproduits en fin d’article.

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En fin de matinée, quelques uns d’entre nous sont allés à la rivière, en optant pour le pont de Mallemort comme l’an dernier pour contourner l’interdiction municipale sur Cheval-Blanc.
Nous y sommes restés le temps d’une baignade militante, de quelques photos également militantes…DSCN1414

..mais aussi et surtout pour prendre un échantillon d’eau pour analyse bactériologique.
L’échantillon a été pris en gros au milieu de la rivière et en retournant le flacon à 30cm en dessous de la surface, selon la norme expliquée par le laboratoire.

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L’échantillon a été analysé (laboratoire Enixus à Martigues), les résultats ont été les suivants:

Bactérie recherchée

Escherichia coli

Entérocoques intestinaux

Nombre trouvé

127 UFC / 100mL

< 15 UFC / 100mL

Interprétation selon norme (voir ici)

Moyen

Bon

Panneaux explicatifs de l’opération Big Jump:

3 de ces panneaux sont anciens, 2 sont neufs suite au passage  « post 2015 », qui était la deadline officielle pour que toutes les masses d’eau atteignent le bon état écologique selon la Directive Cadre sur l’Eau de 2000.  Ces panneaux nous ont été envoyés par l’association SOS Loire Vivante/ERN, qui est le coordinateur européen de l’opération Big Jump (nous ne sommes qu' »organisateur local » comme l’indique une de nos banderoles).

L’opération Big Jump a désormais son site Internet dédié et SOS Loire Vivante a fait un communiqué de presse intéressant pour le Big Jump 2016, notamment en ce qui concerne les « baignades en milieu naturel » (fréquents en Durance durant l’été).

Pour la Durance, une dérogation a été demandée par l’administration française et sa deadline en tant que « masse d’eau fortement modifiée » est 2027. Nous sommes heureux qu’un SAGE Durance soit depuis peu en écriture (finalisation prévue en 2018) mais il nous semble évident que cette rivière n’aura pas atteint  pas le bon état écologique à cette date…

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Publié par : pascal bazile | 9 juillet 2016

Précisions sur le Big Jump Durance 2016

Nous écrivons un nouvel article plutôt qu’une adaptation du précédent sur le sujet pour que les 200 abonnés soient au courant de l’évolution du Big Jump Durance 2016 prévu demain.

Le maire de Cheval Blanc n’a pas autorisé notre rassemblement en bord de Durance. Il est donc possible que des gendarmes nous interdisent l’accès à ce site. Nous devrons peut-être adapter notre rassemblement.

La position du maire, de la sous-préfecture d’Apt et du SMAVD:

Globalement, le maire est responsable sur sa commune. Le rassemblement que nous avons prévu se trouve en aval du déversoir de Mallemort. Nous savons, et les lecteurs de ce blog également, que si EDF fait passer l’ouverture de ce déversoir de 0 à 100% le débit de la rivière augmente de 250m3/s.

Une telle augmentation est effectivement potentiellement dangereuse. Le maire n’a pas donné son autorisation pour cette raison, relayé par le SMAVD, puis par la sous-préfecture d’Apt (voir ce courrier résumant bien la situation: 20160708154746348). Notre responsabilité en cas de problème sera clairement retenue.

Le maire nous a rappelé également l’interdiction de la visite du chantier de la digue, lieu privé (comme beaucoup de chantier).

Risque et but du Big Jump Durance

Évacuons d’abord les incompréhensions dues au terme « Big Jump ». Ce terme semble laisser penser qu’un gros groupe de personnes va se baigner, qu’il s’agit d’une manifestation à risque (on saute d’où? d’un pont?) et éventuellement sportive.

Le terme « Big Jump » n’est pas de notre fait, nous avons pris le mouvement en marche. Ce terme a l’avantage d’être simple pour toute l’Europe. Et il s’agit de se baigner… si possible. Le but est de demander aux élus plus d’efforts pour que la rivière locale respecte les termes de la DCE. Il est donc assez général que les rivières retenues pour les Big Jumps ne respectent pas la DCE, voire même n’aient pas les qualités bactériologiques pour être baignables.

C’est sans doute le cas de la Durance. La seule analyse que nous avons faite (à la Roque d’Anthéron pour le Big Jump Durance 2013) était mauvaise. Nous avons prévu de prendre un échantillon pour analyse ce dimanche, mais nous n’aurons les résultats que quelques jours plus tard. Le premier risque des baigneurs en Durance est d’abord sanitaire.

Dans le cas de la (très) basse-Durance, il se rajoute donc le cas d’une brutale hausse de débit lié au déversoir de Mallemort. Nous ne sous-estimons pas ce risque, néanmoins il est limité dans le cas d’un baigneur qui se baignerait à l’endroit de notre Big Jump 2016: l’endroit choisi ne ressemble guère à un canyon et la distance au déversoir fait que la hausse du débit n’y provoquera pas de vague insurmontable pour un nageur même moyen, qui au pire rejoindra la rive un peu en aval. Nous connaissons suffisamment le cas des chasseurs de Noves de janvier 2014 pour savoir qu’il s’est passé en hiver et que le Big Jump a lieu en été, ce qui fait une différence pour la température de l’eau, même venant du canal… Sans encourager ni surtout organiser de baignade, le rôle de notre association, et du Big Jump Durance, est d’informer sur tout cela, et de chercher des solutions raisonnables (voir les suggestions du collectif pour une Durance + sûre et + vivante).

De ce point de vue, c’est la situation « normale » qui nous intéresse. Il était totalement exclus de notre part, comme imaginé par le SMAVD, d’établir une convention avec EDF pour éviter les lâchers d’eau sur une fenêtre de temps donnée, comme aurait pu le faire une association sportive par exemple.

Notre Big Jump Durance n’est en aucun cas une manifestation sportive, ne sera pas (sauf grosse et bonne surprise pour nous…) un gros rassemblement (on sera content si on est 30…) et se limite à un rassemblement au bord de l’eau, des photos, un stand d’information, un pique-nique et… de la vigilance sur les risques.

Les maires sont désormais largement responsables des accidents qui ont lieu dans l’espace public de leur commune. Cette évolution relativement récente a eu sans doute de bon coté pour les protections collectives et les informations. Elle a cependant son revers: beaucoup d’activités sont désormais interdites par les maires.

En ce qui concerne la Durance, notre discours est que le sacrifice de cette rivière à la production électrique et les restrictions associées des usages récréatifs de la rivière (pêche, baignades, promenade…) ne poussent pas les autorités à améliorer sa situation sanitaire ou écologique. Nous pensons en particulier que les rejets d’eaux non conformes sont nombreux en Durance et en particulier en Basse-Durance, ce que l’analyse d’eau prévue tentera de rappeler.

Le but de notre Big Jump est de rappeler que les usages récréatifs sont restés nombreux sur la Durance* et que plutôt que de les interdire ou de les déconseiller, le respect de la DCE serait le meilleur moyen d’en limiter les risques… Tout le monde y gagnera, les riverains (et les élus volontaires…) et la nature, et sans doute aussi EDF ou Lafarge.

* la meilleure démonstration en a été faite l’an dernier à Mallemort où toute la journée, alors que nous étions bloqués par les gendarmes, des riverains se sont succédé pour se baigner dans la Durance, plus près encore du déversoir que l’endroit que nous avions retenu… (voir cet article)

Le Big Jump Durance 2016 et le chantier de la digue des Iscles de Milan

Le choix de Cheval-Blanc pour le Big Jump Durance 2016 n’a pas été fait sur des critères de fréquentation récréatives (comme en 2013 à La Roque d’Anthéron et 2014 à Lauris) ni sur un point noir de l’aménagement actuel de la Durance (comme le déversoir ou le barrage de Mallemort en 2015 ou le seuil de Callet qui a été imaginé comme lieu possible) mais sur la proximité avec des combats locaux annexes (la digue des Iscles de Milan et le stand de tir en l’occurrence). Notre but est de soutenir ces combats et d’y gagner des soutiens à notre cause plus générale.

L’Étang Nouveau a une culture légitimiste: mobilisation, médiatisation, action en justice… mais en aucun cas de sabotage ou autre. Nous respectons la loi et, à part les « piques-niques baignades » à Martigues-Férrières en 2007 et plus récemment les Big-Jump Durance, nous respectons même les arrêtés municipaux!

La « visite » du chantier de la digue a pour but de montrer la démesure du chantier et d’en dénoncer les vrais buts selon nous, la spéculation sur le foncier, et son corollaire, la disparition de l’espace rural. Rien de plus. Rien de moins.

 

 

 

 

 

Publié par : pascal bazile | 5 juillet 2016

La dynamique des herbiers de zostères avec Google Earth

Vivre avec son temps permet de rester jeune… et parfois de gagner en efficacité !!
Le suivi des zostères de l’étang de Berre, qui nous demandait des trésors d’imagination à base de coupe-branche bricolé ou de recherche de point de haut dégagé, peut être fait (en partie) confortablement depuis son ordinateur, via Google Earth…

Certes avoir plongé sur place nous permet d’affirmer qu’une tache vue sur une image Google Earth est bien une tache de zostères. De ce point de vue, notre travail passé n’a pas été inutile. Il sera bien allégé et deviendra bien plus efficace depuis la découverte de la fonction « historique » de Google Earth (merci Jean-Pierre!)….

Ce fameux logiciel en ligne possède en effet une fonction qui permet d’afficher des vues aériennes anciennes exactement équivalente en cadrage à différentes dates (4 ou 5 dates en moyenne). On peut ainsi voir si une évolution a eu lieu, en tenant compte évidemment de la saison.
Les images Google Earth pour les zostères de l’étang sont plus ou moins nettes, en fonction du vent et des vagues, ou de la limpidité de l’eau. Mais on en trouve souvent 2 ou 3 parfaitement lisibles, et leur discours est particulièrement clair : le retour est net, et s’accélère ces dernières années.

Les zostères du bassin de délimonage de la centrale de Saint-Chamas

Commençons par une photo récente et générale (juin 2015) on distingue 2 herbiers, un au nord (qui dessine une sorte de triangle, que nous avions vu mais pas aussi nettement) l’autre au sud-ouest (que nous n’avions pas suivi)
bassin de délimonage 2015
Si on zoome sur chacun de des 2 herbiers et qu’on remonte le temps, n peut voir comment ils se sont développés.
Voici le nord du bassin en août 2007
zoom nord bassin aout 2007
le même en juin 2015
zoom nord bassin juin 2015

L’herbier du sud-ouest du bassin de délimonage en août 2007
zoom sud ouest bassin aout 2007
le même en juin 2015
zoom sud ouest bassin juin 2015

L’herbier de la pointe de Berre.
Notre blog n’a jamais trop parlé de cet herbier, parce que le GIPREB le faisait. Cet organisme ne nous a jamais répondu quand on lui a demandé l’accès à ses photos aériennes, mais il nous sera inutile de renouveler notre demande…
en décembre 2003
décembre 2003
en décembre 2008
décembre 2008
et en août 2014
août 2014

L’herbier de Vitrolles
On peut encore faire de même avec l’herbier de Vitrolles, juste au nord de la plage.
On peut voir qu’entre 2014 et 2015, il a commencé à coloniser la plage (ce qu’il a continué à faire en 2016)
L’herbier (ou plutôt son absence) en décembre 2008
marettes nord dec 2008
Le même en août 2014
marettes nord aout 2014
et en juin 2015
marettes nord juin 2015

Ailleurs dans l’étang
Mais on peut évidemment scruter des coins de l’étang où nous ne sommes jamais allés, par exemple ce coin entre Vitrolles et Rognac (que vous retrouverez facilement par les coordonnées). Nous estimons la probabilité que ces taches soient des zostères à 99,9%…
en août 2007
rognac-vitrolles août 2007
en août 2014
rognac-vitrolles août 2014
en juin 2015
rognac-vitrolles juin 2015

Conclusion
Les zostères sont un paramètre de suivi de la biologie de l’étang particulièrement intéressant parce qu’il est facile à contrôler sur place…et désormais depuis chez soi en allant sur Google Earth. Nous invitons ainsi nos lecteurs à se faire leur propre opinion sur le retour de ces plantes dans l’étang de Berre.

Le retour des zostères dans l’étang est désormais rapide en certains points et des taches sont apparues ces toutes dernières années sur tout le pourtour (l’ouest n’est pas en reste, il y a des taches tout le long de la plage de Figuerolles par exemple).

Or ces plantes sont considérées comme « ingénieur d’écosystème »: elle le transforme en l’améliorant (en l’oxygénant, en accélérant la décantation des sédiments, entre autres…) et attirent ainsi de nouvelles espèces…

Les chercheurs ont à leur disposition un outil extraordinaire pour décrire ce retour si important et réjouissant.

 

Publié par : pascal bazile | 27 juin 2016

Big Jump Durance 2016 – 10 juillet Cheval-Blanc 10h00

Depuis 2013, notre association organise sur la Durance une opération Big Jump (« Grand Saut » en français…). Ceux qui ne connaissent pas l’opération Big Jump ou pourquoi nous l’organisons dans la Durance trouveront tous les détails en fin d’article.

big-jump-logo-site

Détails du Big Jump Durance 2016

Il aura lieu cette année près du pont de chemin de fer au-dessus de la Durance entre Cheval-Blanc et Orgon. Et pour la première fois, nous ne le ferons pas à 15h comme le reste de l’Europe, mais à 10h00. En effet 15h00 n’est pas vraiment adapté au climat méditerranéen… Nous serons sur place de 9h00 à 12h00.

lieu BJ 2016

Si le soleil tape fort, ce qui est fréquent dans la région en été, nous pourrons nous protéger sous le pont de chemin de fer.

IMG_2988

Pour accéder à ce lieu depuis l’église de Cheval-Blanc, il faut suivre le canal St Julien vers Cavaillon, et tourner à gauche (en passant de la canal) pour aller vers le syndicat des eaux. On arrive au bâtiment du syndicat des eaux après être passé sous les voies de TER. A ce moment il suffit de tourner à droite vers la Durance en suivant la ligne d’Orgon.

vue aérienne annotée

Notre Big Jump est essentiellement un rassemblement en bord de rivière, entre 9h00 et 12h00, avec stand (qui sera peut-être délocalisé en ville pour avoir plus de passage) et discussion, pique-nique…

A 10h00:

  • Ceux qui souhaitent se mettre à l’eau (baignade, kayak…) pourront se réunir pour le faire à 10h00, moment des photos.
  • On prendra aussi 1 ou 2 échantillons d’eau pour analyse : on saura quelques jours après quels risques sanitaires (en plus des éventuelles interdiction administratives) les courageux baigneurs ont pris !!!

Des visites des sites suivants sont prévues ensuite (amenez vos VTT si possible):

  • un stand de tir situé dans le lit majeur de la Durance (donc inondable en temps de crue) et juste à coté d’un champ de captage d’eau potable
  • le chantier de la « digue des iscles de Cheval-Blanc » contre la DUP de laquelle nous avons fait un recours, et contre le chantier de laquelle nous envisageons de faire un recours en référé.

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L’opération Big Jump et l’objectif du bon état écologique

L’opération Big Jump (voir ici) se passe idéalement sur le maximum de rivières et plans d’eau européens le même jour et à la même heure. Cette année c’est le 10 juillet. Il s’agit de se réunir en bord de rivière le plus nombreux possible, et idéalement de se baigner, pour inciter les élus et autres responsables administratifs à faire respecter l’objectif de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Cet objectif peut se résumer à atteindre le « bon état écologique ». Pour une rivière, ce bon état écologique est atteint si la masse d’eau est en bon état chimique ET en bon état biologique (avec à chaque fois un certain nombre de critères assez précis), et aussi si des critères d’hydromorphologie sont respectés.

Lors de son vote en 2000, l’objectif affiché de la DCE était qu’en 2015 le fameux bon état écologique soit atteint pour toutes les masses d’eau ! Mais au niveau européen, le taux de 50% était à peine atteint (voir cet article). La France reconnaissait être seulement à 45 % en 2009 et nos lecteurs savent qu’en ce domaine, les évolutions sont lentes… En PACA on est à 62%

La Durance sera-t-elle en bon état écologique en 2021?

En tant que masse d’eau « fortement modifiée » notre administration a négocié pour la Durance une dérogation pour repousser sa date d’atteinte du « bon état écologique » à 2021. Dans le contrat de rivière 2008-2014, l’essentiel du budget (180 millions € quand même) était affecté à des travaux de restauration de digues ou de création de nouvelles et non à la restauration écologique de la rivière. Si un SAGE est actuellement en écriture, il n’y a pas à notre connaissance d’études en cours pour remettre plus d’eau dans la rivière qu’actuellement. Il est très facile d’en déduire que le bon état écologique de la rivière ne sera pas atteint:

  • le nombre de seuils restera énorme (68!) et on ne les équipe pas (ou guère) de passes à poissons
  • l’accaparement de l’eau par EDF durera au moins le temps des concessions de 75 (!) ans des différentes centrales hydrauliques de la chaîne. On en aura encore pour 20 ans au moins (25 ans pour celle de Saint-Chamas…)
  • la transformation de la chaîne hydroélectrique en STEP (Pourquoi étudier la faisabilité d’une STEP Durance rev21) que nous aimerions voir étudier, n’est même pas discutée

Le contrat de rivière suivant (2016-2022?) est sans doute suspendu au futur SAGE de la Durance, actuellement en écriture et prévu pour… 2018, et nous ne pouvons qu’espérer que les discussions y soient vives pour que l’état de la Durance s’améliore un jour.

Mais d’ores et déjà nous savons que le combat pour une Durance en bon état écologique sera long et nous pouvons prévoir des « Big Jumps Durance » pendant quelques années, entre autres actions bien sûr…

Le Big Jump est aussi l’occasion de parler de problèmes plus ponctuels ou locaux concernant la rivière. Tout riverain mécontent ou témoin d’une situation inacceptable est invité à venir nous en parler…

Publié par : pascal bazile | 26 juin 2016

Soutien à l’ADER – Tarascon lundi 27 juin 2016 9h

Ce n’est pas notre but premier (qui est l’étang de Berre et la Durance) mais la défense de l’espace rural (contre l’urbanisation et la spéculation…) fait partie de notre objet.
De ce fait, nous connaissons bien l’ADER et notamment l’un de ses coprésidents, Philippe Chansigaud.

image001

Depuis quelques années déjà, l’ADER se bat entre autres contre une construction exécutée par une SCI (représentée par Inès de la Fressange…) qu’elle juge illégale. Et cette illégalité a été reconnue par plusieurs jugements. On imaginera facilement la situation tendue avec la mairie qui a autorisé les permis de construire…

Dernièrement Philippe a distribué des tracts pour communiquer sur cette affaire. Or distribuer des tracts sur la voie publique est interdit par arrêté municipal depuis l’instauration de l’état d’urgence… Philippe se retrouve convoqué au commissariat pour ça.

Tout l’histoire, avec ce dernier épisode, est résumée plus complètement dans ce document de l’ADER: Alerte OPJ-ADER-Fressange

Philippe est donc de ceux dont nous apprécions les combats.
Tous ceux qui souhaitent le soutenir peuvent venir devant le commissariat de Tarascon demain 9h.

L’ADER en quelques liens

Les relations tendues avec les mairies des alentours de Tarascon (entre autres…) ne sont pas d’hier, voir cet article du RAVI qui date de 2012: L’ADER ne ment pas.

Voir aussi ce bon article de Agir pour la Crau : On adhère à l’ADER (L’Étang Nouveau avait cosigné la lettre au préfet).

A noter que la femme de Philippe, avocate, travaille pour L’Étang Nouveau pour l’affaire de la Voguette, et qu’ils étaient tous deux venus à notre Big Jump 2015 sur la Durance qu’EDF avait souhaité empêcher.

 

Publié par : pascal bazile | 19 juin 2016

L’étang qui pétille

Aujourd’hui un article scientifico-énigmatique. Étudier la nature est en effet souvent plus  source de questions que de réponses. Dans ce type d’article, notre ambition est de progresser dans notre compréhension de l’étang, et parfois on récupère des images selon le cas belles, amusantes, inquiétantes…

L’oxygène (?) du Ranquet

Une récente plongée dans le nord du Ranquet (Istres) nous a réservé une belle surprise : les zostères, les algues « pompons rouges » (sans doute Callithamnion corymbosum) et les pontes de vers (en train de sortir) étaient recouvertes de petites bulles parfois encore accrochées, mais s’échappant aussi vers la surface.

On avait l’impression de plonger dans une grande coupe de champagne.

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Quelques dizaines de mètres au sud, dans les herbiers plus récents mais moins denses et surtout dans l’eau quelques degrés plus froide, on n’observait pas le phénomène.

Notre explication serait la suivante. Plus une eau s’échauffe, moins elle peut absorber de gaz et notamment d’oxygène (15mg/L à 0°C, 8 mg/L à 30°C). La courbe est connue et nous l’avons déjà diffusée (voir cet article). Le nord de l’anse du Ranquet était ce jour-là sensiblement plus chaud que les jours précédents, et en plus le soleil y donnait bien, ce qui fait que les zostères et les algues devaient être en pleine photosynthèse. L’eau serait passée en sursaturation en oxygène et s’est mise à pétiller comme une bouteille de champagne ou de limonade qu’on aurait débouchée (dans ce cas c’est du gaz carbonique qui sort, à cause d’une brutale baisse de pression, mais c’est le même phénomène physique de sursaturation).

Pour en être sûr une expérience simple serait possible : récupérer via un gros entonnoir suffisamment de gaz pour remplir un tube à essai, sortir avec le tube à essais (bouché), puis mettre le feu à une brindille quelques secondes, souffler pour éteindre la flamme et introduire la brindille rougeoyante dans le tube à essai : si la flamme repart, c’est que le tube à essai est plein d’oxygène pur !

Nous tenterons cette expérience à l’occasion, mais si un lecteur peut confirmer ou informer notre hypothèse, on est preneur !

Le biogaz (?) de la Romaniquette

Quelques jours plus tôt, lors d’une plongée au nord de la plage de la Romaniquette (Istres aussi), nous étions tombés sur une production de bulles fort différente : elles sortaient du fond, en des points précis. La visibilité n’était pas bonne mais ces points étaient assez nombreux et nous en avons vu une quinzaine sans chercher.

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Ce phénomène apparaissait dans une zone limitée, proche de l’embouchure (par une chute) du canal de Craponne.

Notre interprétation est moins positive que pour le Ranquet : le sédiment de cette zone serait anoxique et il s’y produirait des fermentations avec dégagement de biogaz (méthane essentiellement) qui s’échapperait en points précis (des canaux dans le sédiment).

Pour être sûr que c’est du biogaz, une expérience simple serait possible : récupérer via un gros entonnoir suffisamment de gaz pour remplir un tube à essai, sortir le tube à essai plein de gaz. Le vider à l’envers (le méthane est plus léger que l’air, mais on ne verra rien de toute façon…) dans un récipient plein d’air (« vide » en langage courant), et choisi de façon que son volume soit 10 fois plus grand que celui du tube à essai. Approcher une flamme, si ça explose (du bruit mais pas de risque vu les masses en jeu…) c’est du biogaz ! Plus facile (mais moins drôle), approcher une flamme du tube à essai plein de gaz, si ça fait « pouf » c’est que c’est un gaz combustible (du méthane en grande partie). On peut aussi tenter de sentir le gaz du tube : le méthane n’a pas d’odeur, mais s’il y a des traces de H2S ou de mercaptan (CH3SH) fréquentes dans le biogaz, ces gaz sont faciles à identifier (odeur d’œuf pourri), ces gaz sont toxiques à haute dose, mais là c’est pour le bien de la science !

D’où viendrait dans ce cas la matière organique qui fermente ? Peut-être le sédiment de cette zone, en face de l’ancienne station d’épuration en était-il particulièrement riche et il en reste toujours après 15 (?) ans. Peut-être aussi  cette matière organique vient-elle de riverains indélicats du canal de Craponne. Peut-être y aurait-il une explication naturelle, mais nous y croyons moins.

Là encore, si un lecteur peut nous éclairer de ses connaissances, nous sommes preneurs.

Conclusion

Ainsi va l’étang de Berre, qui peut proposer en quelques jours et en des lieux très proches, des situations très positives… et d’autres moins.

Nous restons cependant beaucoup plus optimistes que le GIPREB sur l’évolution de l’état écologique de l’étang (le bilan 2015 du GIPREB vient enfin de sortir) notamment sur les zostères, seul point où nous pouvons objectivement comparer nos observations et les leurs.

Publié par : pascal bazile | 11 juin 2016

Nos stands du samedi 18 juin: Martigues et St Martin de Crau

Le mois de juin est propice aux manifestations. Nous avons été invités à 2 d’entre elles ce même samedi 18 juin 2016:

Vous pourrez donc nos rencontrer dans ces 2 endroits!

alternatiba 2016 recto

alternatiba 2016 verso

Publié par : pascal bazile | 1 juin 2016

Arrêté préfectoral de fermeture pour le Ball-Trap de Cabannes

Le ball-trap de Cabannes a beaucoup pollué la Durance: nous en avions fait un article sur ce blog, puis porté plainte.

Ce 26 mai (2016) l’arrêté préfectoral ci-joint a été publié au Recueil des Actes Administratifs : Arrêté du 27 mai 2016.

Cet arrêté

  • interdit les activités de tir de manière définitive sur le site.

Il met également en demeure le Cabannes Ball-Trap, dans un délai de 6 mois

  • d’enlever les remblais et les ouvrages en béton (constatés dans un rapport officiel cité)
  • de nettoyer le lit majeur, le lit mineur de la Durance et les atterrissements situés au droit du ball-trap, de tous les déchets d’assiettes de tirs orange fluo et de leurs éclats, des bourres de plastique et des plombs abandonnés.

Une décision administrative très favorable à la Durance, à ses riverains et ses amoureux dont nous sommes.

Cette histoire est sans doute encore loin d’être finie,

  • l’arrêté sera-t-il attaqué par le club ?
  • le club aura-t-il les moyens de payer les travaux demandés ? Que se passera-t-il sinon ?
  • que se passera-t-il si le club est dissous ?

Mais cet arrêté constitue sans nul doute une avancée majeure, dont nous ne pouvons que nous réjouir !

Publié par : pascal bazile | 31 mai 2016

Soirée Débat Delphinorove – Velaux 1er juin 2016

Le projet Delphinorove est un projet d’école de réinsertion de dauphins extraits de delphinarium, qui pourrait prendre place dans le canal du Rove.

Un colloque public a eu lieu en avril dernier à Martigues (voir ici, et ici).

Une autre réunion d’information, complémentaire, aura lieu ce mercredi 1er juin à Velaux. Elle est ouverte à tous, venez nombreux!

nota: L’affiche ci-dessous (sur fond noir) est mal sortie, mais le document PDF ci-contre : flyer simple velaux 1 juin 2016 est le bon!

flyer simple velaux 1er juin 2016

 

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